Lecture: « Le poisson et le bananier » de David Bellos

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Il n’y est pas question de method ni de techniques,
mais des bananes qui ont poussé dans l’Evangile selon saint
Matthieu, ou encore du poisson Babel, merveilleuse créature
extraterrestre qu’il suffit de s’enfoncer dans l’oreille pour
comprendre aussitôt toutes les langues de l’univers. Autrement
dit, de ce que peut et de ce que fait la traduction dans tous les
domaines où elle intervient, du jeu littéraire à la diplomatie en
passant par le tourisme, la science-fiction ou le sous-titrage.
Qu’est-ce qu’une « belle infidèle » ? Pourquoi existe-t-il
plusieurs traductions valables d’un même énoncé ? A quoi
servaient les premiers dictionnaires ? Comment savoir si vous
lisez une traduction ou un texte original ? Pourquoi l’adjectif
« ble » n’a-t-il pas d’équivalent en russe ? Par quel truchement
nous est parvenu le mot « truchement » ? Y a-t-il de
l’intraduisible ? Combien cette phrase compte-t-elle de mots ?
En quoi le procès de Nuremberg a-t-il marqué une étape
décisive dans l’histoire de l’interprétation ? Comment traduire
le mot américain jazzercise en araméen ? L’hégémonie de la
langue anglaise est-elle un danger pour la diversité
linguistique ? Telles sont, parmi bien d’autres, les questions
que le lecteur se pose dans ce livre, guidé de plume de maître
par David Bellos, lui-même traducteur chevronné et biographe
reconnu. Un périple érudit et humoristique au merveilleux
pays des mots, où l’on croise le comédien Chaplin et le
philosophe Austin, Christophe Colomb et saint Jérôme, mais
aussi Marot, Kafka, Perec ou Makine… Un livre malin et
savoureux pour tous les amoureux de la langue et tous ceux
qui aiment qu’on leur raconte des histoires.

Lecture – Umberto Eco « Dire presque la même chose »

 » Dire presque la même chose »41jjESSQj4L._SX314_BO1,204,203,200_ n’est pas un essai théorique sur la traduction, mais une illustration des problèmes que pose la traduction à travers des exemples qu’Umberto Eco a vécus : en tant qu’éditeur, en tant qu’auteur, en tant que traducteur. Ce sont ces trois éclairages que nous retrouvons dans un ouvrage qui fourmille d’exemples. Nul besoin de maîtriser les langues citées pour comprendre, puisqu’on est toujours dans la comparaison. Umberto Eco nous enseigne que la fidélité n’est pas la reprise du mot à mot mais du monde à monde. Les mots ouvrent des mondes et le traducteur doit ouvrir le même monde que celui que l’auteur a ouvert, fût-ce avec des mots différents. Les traducteurs ne sont pas des peseurs de mots, mais des peseurs d’âme.

Umberto Eco – Mouse or Rat: Translation as Negotiation

sans-titre

Recommended reading: « Mouse or Rat: Translation as Negotiation » of Umberto Eco.

‘Translation is always a shift,not between two languages but between two cultures. A translator must take into account rules that are not strictly linguistic but, broadly speaking, cultural.’

La Traduction Juridique

La Traduction Juridique de Claude BOCQUET                                        La-Traduction-Juridique---Fondement-Et-Methode-Livre-847588156_ML

Dans le premier chapitre Bocquet esquisse un tableau introductif des problématiques liées à la traduction juridique – partant d’une distinction entre le droit comme phénomène et le droit comme science qui observe le phénomène juridique dans la société, parallèle à celle qui existe entre traduction et traductologie. D’abord, Bocquet souligne que la traduction juridique n’est pas la traduction de tous les textes qui parlent de droit : à ce propos, les linguistes et les traducteurs ont dressé une typologie fondée sur la forme et la logique de ces discours, qui distingue les textes normatifs (caractérisés par le mode performatif), les textes judiciaires (caractérisés par le mode descriptif et développant des syllogismes) et la doctrine (catégorie plus floue de textes rédigés par des juristes pour décrire d’autres textes de droit). A côté de cette tripartition linguistique, la typicité des textes juridiques tient aussi à leur appartenance aux différentes branches du droit, chacune ayant un langage propre. Puisque chaque langue et chaque culture a traité ces subdivisions de manière différente, le traducteur juridique ne peut pas compter sur une biunivocité des signifiants devant un signifié : ce dernier sera comparable mais non identique dans une autre langue-culture, ce qui éloigne la traduction juridique de la traduction scientifique et technique.
Dans le deuxième chapitre, qui représente la partie centrale et la plus développée de l’ouvrage, Bocquet avance une méthode de traduction juridique. Il présuppose que la tâche du traducteur juridique est de traduire des textes appartenant aux modes performatif, syllogistique ou descriptif, et qu’il doit maîtriser leurs techniques d’expression comparativement dans sa langue source et dans sa langue-cible – dans le cas de cet ouvrage respectivement l’allemand et l’italien et le français. Ce chapitre se subdivise donc en trois parties, chacune consacrée à l’un des trois modes juridiques, décrits de manière détaillée et approfondie, et accompagnés d’une série d’exemples visant les couples italien-français ou allemand-français.
Dans le troisième chapitre Bocquet se concentre sur la dimension culturelle de la traduction juridique. Après un bref excursus retraçant l’histoire de la naissance de la discipline, il s’arrête sur l’analyse des codes Napoléon en Allemagne par Zachariae von Lingenthal aussi bien que sur la contribution que ses traducteurs français, Aubry et Rau, ont donné à la problématique de la traduction juridique. Ensuite, l’auteur présente l’histoire de l’enseignement de la « théorie communicative axée sur le produit de la traduction » auprès de l’Ecole de Genève, certaines théories contemporaines de la traduction juridique. et la théorie fonctionnaliste de l’Ecole allemande Skopos, (qui se caractérise par la distinction entre la traduction-instrument, ayant un rôle normatif, et la traduction-document, ayant un but informatif).
Un quatrième chapitre consacré à la didactique de la traduction juridique à l’Université de Genève termine l’ouvrage : Bocquet décrit – et explicite par une série d’exemples pratiques – le « bagage cognitif » nécessaire pour le traducteur juridique, qui comprend avant tout une excellente maîtrise de la langue maternelle, une très bonne connaissance des langues sources ainsi qu’une bonne familiarité avec les textes juridiques de sa propre langue.

Source: publifarum

La traduction raisonnée

Manuel d’initiation à la traduction professionnelle de l’anglais vers le français9782760308060_web

Ce manuel, dont la visée est essentiellement pratique, propose une méthode d’initiation à la traduction professionnelle, par opposition aux exercices de traduction axés sur l’acquisition d’une langue étrangère. Il répond aux exigences particulières de formation des futurs traducteurs de métier et s’adresse tout particulièrement, mais non exclusivement, aux étudiants des programmes universitaires de traduction. Son domaine est celui des textes pragmatiques généraux, formulés selon les normes de la langue écrite et en vue d’un apprentissage dans le sens anglais → français. Le manuel renferme 9 objectifs généraux d’apprentissage, 75 objectifs spécifques, 85 textes à traduire, 253 exercices d’application, un glossaire de 275 notions, une bibliographie de 410 titres et des milliers d’exemples de traduction.

Table des matières

I. Métalangage de la traduction

II. Documentation de base du traducteur

III. Méthode de travail

IV. Outils technologiques

V. Processus de la traduction

VI. Règles d’écriture

VII. Difficultés d’ordre lexical

VIII. Difficultés d’ordre syntaxique

IX. Difficultés d’ordre stylistique